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ARTIST'S INFO
Stephane Belmondo 
 
Stéphane a étudié les percussions et la batterie dès l'âge de six ans puis l’accordéon à huit ans et adopte la trompette avant l’âge de dix ans. Il intègre la classe d'accordéon classique au Conservatoire d’Aix-en-Provence à 12 ans, celle de cornet à pistons à 14 ans puis la classe de trompette au Conservatoire de Marseille à 16 ans. Son goût pour la scène lui viendra également très tôt : il n'a que 14 ans lorsqu'il fait danser le public à l'accordéon sur les séries de tango et de bal musette dans le big band formé par son père et son frère, Lionel. Il formera avec ce dernier, dès 15 ans, un quintet composé de Philippe Milanta (piano), Thomas Bramerie (basse) et Bruno Ziarelli (batterie) puis Vincent Séno (batterie).

En 1986, son premier prix de trompette décroché à Marseille à 19 ans, Il monte à Paris, aidé par Vincent Seno qui l'engage au Club Saint-Germain, devenu ensuite le Bilboquet. Le chemin de Stéphane croise alors celui du pianiste René Urtreger qui lui donnera de nombreuses occasions de partager la scène, notamment avec Niels-Henning Ørsted Pedersen. C’est une période continue d’innombrables rencontres, de groupes d’un soir, de bœufs avec, entre autres, Alby Cullaz et Michel Graillier, mais aussi Alain Jean-Marie, Maurice Vander, Georges Avanitas, André Persiani, Zool Fleischer, Marc Hemmeler, Bernard Maury parmi les pianistes, Gilbert « Bibi » Rovère, Jack Gregg, Luigi Trussardi, Ricardo Del Fra, Gilles Naturel, Dominique Lemerle, Jean Bardy, Stéphane Persiani, Thomas Bramerie, Michel Gaudry et Pierre Michelot parmi les bassistes et contrebassistes et, parmi les batteurs, Sangoma Everett, Charles « Lolo » Bellonzi, Philippe Combelle, Michel Denis, Al Levitt, Tony Rabeson, André Ceccarelli, Jean-Pierre Arnaud, Philippe Soirat, Oliver Johnson, Georges Brown et tant d'autres.

En 1987, Stéphane rejoint le big band « Lumière » de Laurent Cugny, qui a convaincu l’arrangeur Gil Evans, sa principale source d’inspiration, de venir en France contribuer au répertoire de son orchestre. Il en résultera deux disques, une tournée européenne, et de nombreux souvenirs attachés à la silhouette frêle de cet exceptionnel orchestrateur admiré par Miles Davis. La même année, alors qu’il joue au Palace, un club aujourd’hui disparu, Stéphane est entendu par Chet Baker qui l’invite à se joindre à lui pour le concert qu’il doit donner le lendemain au New Morning. Sur scène, Chet présente Stéphane à son public comme le trompettiste le plus prometteur de sa génération en Europe. De cette rencontre suivra de longues conversations en tête-à-tête et des bœufs nocturnes qui achèvent de convaincre le jeune homme de suivre la voie de la musique.

De 1987 à 1990, Stéphane fait partie de groupes qui font battre le cœur des clubs de jazz comme le quartet du pianiste Kirk Lightsey ou le quintet du contrebassiste Pierre Boussaguet, dans lequel jouent son frère, Lionel et Jacky Terrasson, alors à ses débuts. La collaboration avec Boussaguet débouchera sur un disque qui permet à Stéphane d’enregistrer en compagnie de l’une de ses idoles : le trompettiste américain Tom Harrell.

Après une parenthèse jazz fusion dans le groupe Abus, emmené par Pierrejean Gaucher jusqu’au Chili en 1990, Stéphane devient l’un des solistes préférés de Michel Legrand, qui l’engage dans son big band et le fait participer régulièrement à des nombreuses séances de studios : c’est ainsi qu’il participe à la rencontre du compositeur avec Stéphane Grappelli sur la scène de l’Olympia en 1992. Parallèlement, Stéphane devient l’un des piliers du big band créé par son frère avec le saxophoniste François Théberge et il joue également avec le « Big One » de Jean-Michel Pilc, formation de treize musiciens qui marqua les esprits malgré une existence éphémère.

Entre 1989 et 1993, à la faveur de l'amitié entre Stéphane et Guy Monet, patron du Club Saint-Germain-Le Bilboquet, les frères Belmondo intègreront la section rythmique maison composée d'Olivier Hutman (piano), Luigi Trussardi (basse) et Philippe Combelle (batterie), ce qui leur donnera la chance d'éprouver tous les répertoires du jazz et ouvrira le champ de leurs expérimentations. De ces années d'application renaîtra leur quintet composé d'Henri Florens au piano, Thomas Bramerie à la contrebasse et Jean-Pierre Arnaud à la batterie qui donnera naissance à deux enregistrements. Le premier est gravé en 1993, avant que les deux frères ne rejoignent le trio de Dee Dee Bridgewater qui chante les compositions du très grand pianiste Horace Silver. Par leur connaissance intime du genre et leur connivence de soufflants, ils sont une pièce maîtresse de la réussite de l’album réalisé par la chanteuse, Love and Peace (Verve), auquel participe également Jimmy Smith. Impressionné par leur contribution, Horace Silver leur décernera à tous deux, à l’issue des séances d’enregistrement, des éloges qui valent tous les diplômes. L'année suivante, le second album du quintet, For All Friends, paru sur le label hollandais Challenge, est à la hauteur de leur réputation grandissante : les frères Belmondo reçoivent le prix Django Reinhardt de l’Académie du jazz, qui récompense le musicien français de l’année. – Signe que son aura excède désormais la seule sphère du jazz, Stéphane est sollicité par Alain Bashung pour participer au disque Chatterton que signe alors le chanteur.

Installé à New York à partir de 1995, Stéphane poursuit la tournée mondiale de Dee Dee Bridgewater sur le territoire américain qui les mène, entre autres, au festival de Newport et sur la scène illustre du Carnegie Hall. Avide de nouvelles rencontres et curieux de se frotter à la scène américaine, Stéphane jouera avec un nombre considérable de musiciens établis ou en pleine ascension dans la Mecque du jazz tels qu'Al Foster, Mark Turner, Lew Tabackin, Donald Brown, Franck Amsallem, Greg Hutchinson, Essiet Essiet, Grant Stewart... Il forme son quartet, avec James Hurt au piano, Ugonna Okegwo à la contrebasse et Nasheet Waits à la batterie qui se produira dans différents clubs new-yorkais dont le fameux Blue Note. Entre 1995 et 1999, la carrière de Stéphane se partage entre les États-Unis et l’Europe. Il enregistre à New York avec le pianiste Donald Brown, ancien directeur musical d’Art Blakey, et notamment le regretté Billy Higgins, figure emblématique de la percussion, tandis qu’à Paris, il participe avec son frère aux expérimentations du DJ Frédéric Galliano, tête chercheuse du monde des musiques électroniques.

Le quintet des frères Belmondo n’est pas pour autant en sommeil puisque paraît, en 1999, un troisième album, Infinity (Shaï), qui laisse plus d’un auditeur sous le choc d’une musique ardente interprétée avec fougue par Laurent Fickelson (piano), Clovis Nicolas (contrebasse) et Philippe Soirat (batterie) qui sera suivi d'un quatrième disque en 2001, l'intense Live au Plana (Plana Prod.).

À son retour à Paris, on entend Stéphane dans les groupes du batteur André Ceccarelli, du bassiste Jean-Marc Jafet, ou du pianiste Andy Emler dans un quintet auquel participe le saxophoniste Dave Liebman. Il est encore aux côtés des pianistes Alain Jean-Marie, Franck Amsallem, Michel Graillier et Antonio Farao quand il ne joue pas en tête à tête avec le guitariste Sylvain Luc dans un duo lumineux qui a captivé tous ceux qui l’ont entendu. Leur disque Ameskeri remporte tous les suffrages. Il fait également partie de l’équipe des professeurs de l’IACP, une école de musique professionnelle dont son frère assure la direction pédagogique.

Après avoir été l’un des principaux solistes du groupe réuni par François Théberge autour de Lee Konitz pour en célébrer la musique, Stéphane fait partie du nouvel ensemble du saxophoniste canadien qui joue le répertoire présenté sur l’album Elénar (Effendi). Il est surtout, dès le printemps 2003, le magnifique interprète de l’« Hymne au Soleil », un programme d’œuvres de compositeurs français du XXe siècle tels que Maurice Duruflé, Gabriel Fauré et Maurice Ravel et surtout Lili Boulanger, réorchestrées par Lionel Belmondo, Laurent Agnés et Christophe Dal Sasso pour un ensemble de onze musiciens, où se côtoient jazzmen et instrumentistes de l'Orchestre national de France et de l'Orchestre philharmonique de France. Alors qu'on avait longtemps voulu voir en eux seulement des durs à cuire du hard bop, de fortes têtes d'un jazz qui n'a peur de rien, grâce à cet album, le cliché s'estompe et les frères Belmondo révèlent deux tempéraments totalement dévoués à leur art investi jusqu'à la perfection.

En 2004, pour le premier disque qu'il signe de son seul nom, à 36 ans, l'idée d'interpréter un répertoires de chansons de Stevie Wonder s'impose avec évidence. Quand on connaît Stéphane Belmondo, qu'on a mesuré l'étendue de sa culture musicale, on comprend qu'il soit sensible à cette approche très intuitive et se reconnaisse dans l'œuvre d'un artiste qui est musicien dans toute l'étendue de son âme. Wonderland est un album mûri, élaboré sans précipitation, autour de chansons qui font le pont entre l’univers du « Little Genius » devenu un géant de la chanson américaine et le monde du jazz qui lui va comme un gant – The Jazz Soul of Little Stevie : c’était le titre du second album de Wonder pour Motown ; c’est un peu la philosophie de cette aventure à laquelle sont associés le pianiste Eric Legnini, son Soul Brother, le contrebassiste américain Paul Imm et le batteur Laurent Robin. En jouant la carte de l'acoustique, splendidement restituée par une prise de son admirable de précision, Stéphane a relevé le pari de faire entendre la profondeur des chansons qui ne sont pas nécessairement les plus connues, de les dépouiller de leur environnement habituel si lié à la manière de Stevie Wonder pour en montrer toute la beauté intrinsèque. Lionel Belmondo a imaginé, écrit et enregistré les arrangements qui viennent en différents points, orner les mélodies ou souligner les évolutions du quartet : un véritable travail d'orfèvre aux étagements superbement colorés qui magnifie leurs interprétations.

Parmi tous les vinyles que les frères avaient usés jusqu'à la corde pendant leur adolescence alors qu'ils découvraient le jazz figurait en bonne place une édition de « Jazz Mood », l'un des tout premiers disque du saxophoniste et flûtiste Yusef Lateef. « Brother Lionel » et « Brother Stephane », c'est ainsi qu'à l'issue de la semaine qu'il a passée à Paris à leurs côtés, Yusef Lateef appelait les frères Belmondo. Non par référence aux liens du sang qui les unissent mais parce qu'après quelques jours à les côtoyer, le vieil homme au visage de prophète avait pu mesurer non seulement la sincérité et le respect que ses hôtes avaient mis à l'accueillir mais aussi combien pour ces deux-là, la musique n'est pas une affaire d'opportunisme. Ce témoignage d'acceptation, cette marque d'estime, ont laissé les Belmondo bouleversés comme rarement ils l'ont été. De cette rencontre, suggérée par Ronand Palud, leur agent, paraîtra en 2005 Influence. L'hommage personnel des Belmondo à cette figure emblématique de l'ouverture du jazz sur le monde prolonge l'entreprise de l'« Hymne au soleil » en brouillant davantage encore les cartes. En faisant entendre des solistes inspirés au sein de partitions élaborées par Lionel Belmondo et Christophe Dal Sasso, en mêlant de façon indissociables l'écriture et l'improvisation, en invitant un Américain à jouer cette musique si française, il abolit bien des barrières. Au-delà du studio, le quintet renaît avec Sylvain Romano (contrebasse), leur fidèle allié, Laurent Fickelson (piano) et Dré Pallemaerts (batterie) pour former, avec Yusef Lateef, un sextet qui se produit en Europe et dans le monde jusqu'en 2008.

Ami de longue date, le batteur belge Dré Pallemaerts publie en 2007 son premier album Pan Harmonie sur B-Flat Recordings, le label créé par les frères Belmondo, qui ont activement participé à la réalisation de ce disque offrant un répertoire au charme suspendu, dont les grâces, les tensions et les respirations doivent autant à l'entrelacement des sonorités des interprètes qu'aux formes qui leur sont soumises. Pour servir sa musique, Stéphane est ce trompettiste dont l'intuition et le lyrisme à fleur de peau et de souffle rendent justice à la moindre mélodie. Les frères Belmondo sont aussi présents auprès d'un ancien élève de l'IACP, dont Lionel assura pendant sept ans la direction pédagogique, le saxophoniste Samy Thiébault qui enregistre son premier album, Gaya Scienza : Lionel vient prêter main forte avec flûtes et saxophones tandis que Stéphane est présent lui aussi... délaissant la trompette pour dévoiler pour la première fois ses talents de batteur !

Après avoir célébré deux musiciens qui ont cherché à transcender les catégories de la musique -Stevie Wonder et Yusef Lateef- les frères Belmondo prolongent en 2008 leur entreprise en redonnant à l'une des plus grande voix de la MPB (Musica popular brasileira) un contexte à sa juste dimension. Dans un écrin de bois et de cordes tissé par Lionel et Christophe Dal Sasso, Milton Nascimento interprète certaines de ses plus fameuses chansons. Stéphane, qui nourrit une véritable fascination pour les compositions du chanteur brésilien, est à l'origine de cette rencontre. Soliste inspiré, il vient, au bugle, enlacer la voix de son idole ou prolonger l'émotion de son chant avec un lyrisme d'une sensibilité exacerbée par la proximité et la confiance avec lui partagées. Le superbe édifice ainsi réalisé par les frères Belmondo et leurs compagnons est apparu aux oreilles de Milton Nascimento telle une cathédrale de musique dans laquelle il a entendu vibrer sa voix. Pour la scène, cette rencontre donne également naissance à un sextet avec Milton Nascimento autour de son répertoire, composé d'Éric Legnini (piano), Thomas Bramerie (contrebasse) et André Ceccarelli (batterie), actuellement en tournée.
 
   


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